Page:Les Aventures de Huck Finn.djvu/166

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— Vous voyez ce vapeur à l’ancre, qui prend du fret un peu au-dessus de la ville que je veux explorer ? Je monterai à bord et on croira, en me voyant descendre, que j’arrive de Saint-Louis, de Cincinnati, ou d’une autre grande cité. Cela inspirera plus de confiance… Tout est prêt, Huck ? En route et nage vers le steamer.

Pouvez-vous m’apprendre le nom de cette ville ?

Il n’eut pas besoin de me le dire deux fois. Quelle chance ! une promenade à bord d’un steamer ! Je me rapprochai de la rive, puis je filai le long de la côte, où le courant n’était pas fort. Bientôt nous aperçûmes, assis au bord de l’eau, entre deux valises, un jeune homme qui n’avait pas l’air d’avoir inventé la poudre et qui nous regardait en s’épongeant le front.

— Aborde là, Huck, me dit le roi, qui ajouta, en s’adressant au