Page:Les Caquets de l'Accouchée.djvu/262

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

apris depuis peu4, esperant que, comme nostre puissance intellective n’a des bornes qu’en tant que les cognoissances qu’elle a sont dans la sphère d’activité de son esprit, et qu’elle peut encor s’estendre d’advantage, que par mesme moyen aussi je vous en feray voir d’autre, si l’occasion m’en donne le sujet. Ce que je fais icy, ce n’est qu’en forme d’arrière-faix.

Plusieurs s’arresteront icy sur ce mot d’arrière-faix, qui peut-estre, n’ayant jamais penetré dans les cabinets de la medecine, ignoreront de prime-abord ce que je veux entendre par la superficie de ce discours ; mais ayant visité le dedans et veu ce que j’y couche, ils verront qu’à juste tiltre je devois en ce lieu parler de l’arrière-faix de l’accouchée, puisque jusques icy on en avoit tant et tant fait de ceremonies.

L’arrière-faix, si nous nous voulons rapporter à madame Perrette, sage-femme du faux-bourg Sainct-Marceau, n’est autre chose qu’une superfluité de matière qui s’esvacuë hors de la matrice après l’enfantement, laquelle superfluité, comme elle est excrementielle, aussi estant retenuë dans les concavitez de la matrice et engluée dans les membranes qui se retrouvent là dedans, cela eut de beaucoup incommodé l’accouchée ; c’est pourquoy il la faut jetter dehors, afin qu’estant rein-


4. Var. Rec. gén. : ne cette septiesme.