Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, I.djvu/111

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

HISTOIRE
DU PREMIER VIEILLARD
ET DE LA BICHE.



« Je vais donc, reprit le vieillard, commencer le récit ; écoutez-moi, je vous prie, avec attention. Cette biche que vous voyez, est ma cousine et de plus ma femme. Elle n’avoit que douze ans quand je l’épousai ; ainsi je puis dire qu’elle ne devoit pas moins me regarder comme son père, que comme son parent et son mari.

» Nous avons vécu ensemble trente années sans avoir eu d’enfans ; mais sa stérilité ne m’a point empêché d’avoir pour elle beaucoup de complaisance et d’amitié. Le seul de-