Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, I.djvu/72

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FABLE.
L’ÂNE, LE BŒUF ET LE LABOUREUR.



« Un marchand très-riche avoit plusieurs maisons à la campagne, où il faisoit nourrir une grande quantité de toute sorte de bétail. Il se retira avec sa femme et ses enfans à une de ses terres pour la faire valoir par lui-même. Il avoit le don d’entendre le langage des bêtes ; mais avec cette condition, qu’il ne pouvoit l’interpréter à personne, sans s’exposer à perdre la vie ; ce qui l’empêchoit de communiquer les choses qu’il avoit apprises par le moyen de ce don.

» Il y avoit à une même auge un