Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/135

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QUATRIÈME VOYAGE

DE SINDBAD LE MARIN.




« Les plaisirs, dit-il, et les divertissemens que je pris après mon troisième voyage, n’eurent pas des charmes assez puissans pour me déterminer à ne pas voyager davantage. Je me laissai encore entraîner à la passion de trafiquer et de voir des choses nouvelles. Je mis donc ordre à mes affaires ; et ayant fait un fonds de marchandises de débit dans les lieux où j’avois dessein d’aller, je partis. Je pris la route de la Perse, dont je traversai plusieurs provinces, et j’arrivai à un port de mer où je m’embarquai. Nous mîmes à la voile, et nous avions déjà touché à plusieurs ports de terre ferme et à quelques isles orientales,