Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, III.djvu/148

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HISTOIRE

DU

DU TROISIÈME FRÈRE DU BARBIER.




» Commandeur des croyans, dit-il au calife, mon troisième frère, qui se nommoit Bakbac, étoit aveugle, et sa mauvaise destinée l’ayant réduit à la mendicité, il alloit de porte en porte demander l’aumône. Il avoit une si longue habitude de marcher seul dans les rues, qu’il n’avoit pas besoin de conducteur. Il avoit coutume de frapper aux portes, et de ne pas répondre qu’on ne lui eût ouvert. Un jour il frappa à la porte d’une maison ; le maitre du logis qui étoit seul, s’écria : « Qui est là ? » Mon frère ne répondit rien à ces paroles, et frappa