Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, VI.djvu/202

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LES AVENTURES

DU

CALIFE HAROUN ALRASCHILD.




Quelquefois, comme votre Majesté ne l’ignore pas, et comme elle peut l’avoir expérimenté par elle-même, nous sommes dans des transports de joie si extraordinaires, que nous communiquons d’abord cette passion à ceux qui nous approchent, ou que nous participons aisément à la leur. Quelquefois aussi nous sommes dans une mélancolie si profonde, que nous sommes insupportables à nous-mêmes et que bien loin d’en pouvoir dire la cause si on nous la demandoit, nous ne pourrions la trouver nous-mêmes si nous la cherchions.