Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, VI.djvu/276

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HISTOIRE

DE

COGIA HASSAN ALHABBAL.




« Commandeur des croyans, dit-il, pour mieux faire entendre à votre Majesté par quelles voies je suis parvenu au grand bonheur dont je jouis, je dois avant toute chose commencer par lui parler de deux amis intimes, citoyens de cette même ville de Bagdad qui vivent encore, et qui peu- vent rendre témoignage de la vérité : c’est a eux que je suis redevable de mon bonheur après Dieu, le premier auteur de tout bien et de tout bonheur.

» Ces deux amis s’appellent, l’un Saadi, et l’autre Saad. Saadi qui est puissamment riche, a toujours été