Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, VII.djvu/133

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HISTOIRE

DU PRINCE AHMED, ET DE LA
FÉE PARI-BANOU.




La sultane Scheherazade fit suivre l’histoire du cheval enchanté par celle du prince Ahmed, et de la fée Pari-Banou[1] ; et en prenant la parole, elle dit :

Sire, un sultan, l’un des prédécesseurs de votre Majesté, qui occupoit paisiblement le trône des Indes depuis plusieurs années, avoit dans sa vieillesse la satisfaction de voir que

  1. Ce sont deux mots Persans, qui signifient la même chose, c’est-à-dire, génie femelle, fée.