Page:Les architectes élèves de l’Ecole des beaux-arts, 1793-1907.djvu/22

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INTRODUCTION

Avec l’annuaire, où tout ancien élève architecte de l’École des Beaux-Arts pourra faire inscrire à côté du nom du maître qu’il avait choisi au temps de ses études, ses noms, titres et lieu de résidence, nous aurions en fait un lien matériel qui témoignerait de noire existence et faciliterait en tous temps nos relations, si nous voulons nous retrouver au cours d’un voyage ou autrement.

Cet annuaire serait mis à jour tous les ans à date fixe, lors du banquet, par exemple, réimprimé et adressé à tous les adhérents ayant payé une modeste cotisation nécessaire.

Tel est le projet que je vous soumets, auquel souscrivent avec empressement tous ceux de nos camarades de l’Ouest à qui j’en ai parlé.

Croyez, Monsieur et très honoré confrère, à mes sentiments les plus distingués.

Signé : Dussauze.


Lettre de M. Gilles-Deperrière à M. Roux

Angers, le 4 janvier 1892.

Mon cher Roux,

Je viens de lire la lettre de Dussauze. Il m’autorise à ajouter un post-scriptum. J’en profite avec empressement.

C’est une des caractéristiques de notre temps, de voir se grouper les intérêts communs petits et grands. Nous seuls, peut-être, entre les anciens élèves de toutes les Écoles, n’avons rien d’organisé.

J’ai donc trouvé l’idée de l’annuaire excellente, et d’autant meilleure qu’elle peut servir de point de départ à une association sérieuse, comme nous l’ont dit nombre de nos camarades et notamment mon très intime ami Degeorge.

Mais il ne faut pas demander tant à la fois ou trop. Commençons par l’annuaire tout en indiquant les espérances que ce premier pas peut faire naître pour l’avenir.

Toujours à toi de cordiale amitié.

Signé : Gilles-Deperrière.


Ces lettres renfermaient un véritable programme séduisant sinon facile; il s’agissait de le réaliser.

Le destinaire de ces lettres, absolument convaincu de l’excellence de cette proposition et très désireux d’en assurer la réussite, ne pouvait, pour beaucoup de raisons, songer à se charger seul d’une pareille tâche dont il mesurait l’étendue et les difficultés. Il confia ses perplexités à deux confrères dont le dévouement à la cause de nos intérêts généraux est bien connu de tous. MM. David de Penanrun et Edmond Delaire. Ceux-ci, non seulement accueillirent chaleureusement l’idée, mais offrirent spontanément de concourir à sa mise en action. M. Delaire même voulut bien se charger de la partie la plus laborieuse de l’ouvrage, ce qui, tout d’abord