Page:Les filles de Loth et autres poèmes érotiques, 1933.djvu/46

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REFRAIN

Gai z’et content,
Je m’disais, nonobstant :
— Il faut évidemment,
Tenter la chan… an, an, ce !
Y a plus qu’six semaines,
Travaille et prends d’là peine ;
Du culot et d’la veine,
Vas : d’confian… ance !

II

Durant un mois, j’pos’ guèr’ ma chique,
Vrai c’que j’en ai mis nom d’un chien,
J’suivais tous les travaux pratiques,
Mêm’ que l’chef, m’disait : Ça c’est bien !
Sur des coup’s, j’mettais d’là peinture,
Je r’gardais dans l’ventre aux p’tit’s fleurs ;
À la loup’ j’contemplais la hure
Des ovair’s de tout’s les couleurs !
Prenant l’horizon d’un trait,
Viv’ment j’f’sais leur portrait,
Pleine d’zèle autant qu’d’ardeurs sublimes,
J’numérotais les étamines,
L’préparateur content,
M’disait ; C’est épatant,
Sûr qu’vous allez passer,
Même en pétant, ça c’est forcé !

REFRAIN

Puis au jardin,
Notant sur mon cal’pin,
J’potassais, plein d’entrain,


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