Page:Lettres d’un habitant des Landes, Frédéric Bastiat.djvu/140

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d’espoir qu’il m’eût été difficile de ne pas vous enlever.

Veuillez bien offrir, madame, à M. Cheuvreux mes affectueux souvenirs et recevoir, ainsi que Mlle Cheuvreux, l’hommage de mon respectueux dévouement.


P. Paillotet.




Jusqu’à son dernier jour, Bastiat a voulu, d’une volonté invicible, éclairer, servir et unir les hommes. Convaincu que tous leurs intérêts légitimes sont harmoniques et non pas antagonistes, il supplie la jeunesse, à laquelle son livre est dédié, d’acquérir de la science et de l’expérience. « Esprits dégagés de préjugés invétérés, libres de toute haine, dit-il, cœurs dévoués, enthousiastes de tout ce qui est bon, beau, simple, grand, honnête, étudiez, observez le problème social ; vous comprendrez bientôt que Dieu ne s’est pas plu à fonder le monde sur une dissonance révoltante et irrémédiable. »

Épuisé, détruit par un mal toujours croissant qui le martyrisait, il combattait encore le scepticisme dont il redoutait par-dessous tout les progrès : « Jeunes gens, répétait-il,