Page:Lettres d’un habitant des Landes, Frédéric Bastiat.djvu/40

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30 septembre me retrouverai-je à la Jonchère.

Si je suis à Paris, j’irai m’offrir pour cavalier à Mme Girard, heureux d’être le confident de ses joies et de ses sollicitudes maternelles. Quant aux touristes, je me propose d’écrire prochainement à M. Say.

Adieu, madame, permettez-moi de vous assurer de ma respectueuse affection.


F. Bastiat.




Mugron, 16 septembre 1849.


Madame,



Vous êtes probablement de retour des eaux, mon cher monsieur Cheuvreux. Je suis un peu surpris d’en être réduit aux conjectures.

Il est de triste époques où les imaginations ébranlées se frappent aisément ; peut-on s’éloigner de Paris sans songer qu’on y a laissé le choléra ? Le silence de nos amis, pénible en tout temps, devient aujourd’hui difficile à supporter.