Page:Lettres d’un habitant des Landes, Frédéric Bastiat.djvu/49

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que celui de Vichy. Je prie Mlle Louise de me permettre le mot amitié. On est toujours embarrassé avec ces charmantes créatures ; hommages, c’est bien respectueux ; affection, c’est bien familier. Il y a de tout cela ; et on ne sait comment l’exprimer. Il faut qu’elles devinent un peu.

Votre bien dévoué,


F. Bastiat.




Paris, 7 octobre 1849.


Madame,



Il m’arrive ce matin de mes chères Landes une caisse que je suppose contenir des ortolans. Je vous l’envoie sans l’ouvrir. Si c’était des bas de laine ! Oh ! je serais bien confus ; mais en fin j’en serais quitte pour quelques plaisanteries. Hier soir, dans mon empressement et avec le tact qui me caractérise, je suis arrivé chez M. Say au beau milieu du dîner. Pour célébrer la réouverture des lundis, tous les amis se trouvaient là. L’entrain était grand à en juger par les éclats qui me parvenaient au salon. Le vestibule orné de nombreuses pelisses noires, blanches, roses, annonçait qu’il n’y avait pas que des économistes.