Page:Linas - Les origines de l’orfévrerie cloisonnée, I.djvu/17

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CHAPITRE I.

LA PLAQUE DE WOLFSHEIM.



Vers la fin de la mission qui m’avait été confiée par S. Exc. M. le Ministre de l’Instruction publique, au printemps de l’année 1870, M. le docteur Schalk, conservateur du musée d’antiquités de Wiesbaden, voulut bien me communiquer un morceau d’orfévrerie trouvé quelques mois auparavant à Wolfsheim, près Mayence, et récemment acquis par les administrateurs de la collection du duché de Nassau.

Ce bijou, qui me parut être une pièce battante, se compose d’une boîte rectangulaire en or (0m 055m sur 0m 045m), haute d’environ 0m 01c, formée de minces lames soudées entre elles. La masse, creuse à l’intérieur, est prolongée par un fleuron trilobé à charnière, épais de trois à quatre millimètres. L’ensemble mesure 0m 077m en largeur ; une seconde charnière rampe sur le flanc opposé.

La face (Pl. I, fig. 1, a), découpée à jour, comporte vingt-deux hyacinthes, grenats ou verres rouges en table ; à savoir : douze disques, six carrés et quatre triangles, géométriquement disposés sur paillon d’or sans aucun rabattu. Le fleuron, légèrement bombé, incruste trois grenats cabochons, deux carrés, un cardimorphe. Au revers (Pl. I, fig. 1, b), M. Schalk me fit observer une inscription tracée à la pointe, où je reconnus immédiatement un spéci-