Page:Linstant de Pradine - Nos fils, ou de la Néotocratie en Haïti.djvu/57

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remise en aurait été faite spontanément par le destinataire, la divulgation n’en serait pas plus licite. » Ces principes sont aussi sacrés à Paris qu’à Pékin, à la Martinique qu’à Haïti. Pourquoi alors vous permettez-vous chez nous ce que partout ailleurs vous auriez évité avec soin ? Et puisque Ton vous avait demandé l’insertion de cette lettre, pourquoi vous qui avez ? blanchi sous le harnais de la presse périodique, ne vous y êtes-vous pas refusé ? Vous auriez parla donne une leçon de convenance à l’indiscret qui se serait oublié jusqu’à vous engager à commettre une action que vous saviez blâmable


Je n' ai eu avec vous que des relations jusqu’ici agréables ; je ne sais en quoi mes opinions politiques ont pu heurter les vôtres ; j’ignore même si vous en avez. Votre zèle patriotique n’a jamais effrayé personne, et vous n’êtes pas de nature aggressive. Cependant c’est moi que vous avez choisi pour votre point de mire ; je suis devenu votre dynamomètre, votre tête de Turc. Je m’abstiens de m’ exprimer sur les motifs qui ont pu vous faire agir ; je ne veux pas encourir comme vous, le reproche de juger témérairement. Je laisse au public de qualifier votre procédé, et je me contenterai, de son verdict.

Je vous salue, Monsieur le Rédacteur en chef, très-sincèrement.


Linstant Pradine


Paris, — imp. de E. Donnaud, rue Cassette, 9