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IX


Contributions directes. — Imprimerie nationale.

Les limites de cet appendice m’obligent à résumer les relations de Faillet et de Louis Debock sur les Contributions directes et l’Imprimerie nationale.

Le 24 mars au soir, Faillet et Combault (de l’Internationale ) se présentèrent à la direction des Contributions directes. Sur la déclaration écrite qu’il cédait à la menace, le directeur du matériel leur remit les clefs. Le citoyen Gibert qui connaissait à fond l’administration et le personnel se mit avec zèle à leur disposition.

Les matrices cadastrales, les registres et éléments de la perception avaient disparu. Il fut décidé que l’on percevrait sur les rôles de 1869. Le personnel des quarante perceptions, les taxateurs, employés aux rôles, étaient partis pour Versailles. On remplaça les percepteurs par quarante citoyens, les uns ouvriers appartenant à l’Internationale, les autres employés de commerce et d’administration. Quelques fondés de pouvoir qui étaient restés furent conservés, mais flanqués d’un homme sûr. La présence du citoyen Gibert décida un grand nombre d’employés à venir travailler pour la nouvelle direction.

Le service des Contributions directes se composait : à l’intérieur, de un directeur, un administrateur-général, un secrétaire-général et deux sous-secrétaires, un chef de bureau de travail des taxes et rôles, un chef de comptabilité et cinq comptables, deux inspecteurs des bureaux de perception ; à l’extérieur, de quarante percepteurs, assistés chacun de deux ou trois employés, d’un porteur de contraintes, d’un agent avec ses comptables à l’Entrepôt des vins.

Une ou deux fois par semaine, le directeur faisait sa tournée dans toutes les perceptions, que les inspecteurs visitaient chaque jour. Chaque percepteur apportait au caissier de la direction la recette de la veille. Le caissier présentait chaque soir son état à l’administrateur et versait à la caisse centrale des finances tout ce qui n’était pas nécessaire aux frais généraux du service.

Le service cessa le samedi soir 20 mai. Une centaine d’employés, ne pensant pas en être quittes envers la