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MARSEILLE, PORTE DU SUD


L’Anglais se sent grand et marche comme s’il était l’envoyé spécial de Dieu sur la terre parce qu’il porte son regard au-delà de son île.

Au-delà de nos côtes, nous possédons le deuxième empire de la terre.

On ne s’en douterait pas !

De même que, chaque année, et sans que l’on sache pourquoi, une chanson populaire fait les beaux jours des trottoirs, de temps en temps une formule qui semble impérative court les villes de la France. La plus vieille est celle-ci : « Nous ne sommes pas assez nombreux pour nous disperser par le monde. »

Et les Anglais, combien sont-ils ?

Le peuple qui, désormais, vivra cloîtré entre ses frontières périra d’anémie. La France choisira-t-elle l’heure où chaque nation qui compte