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ÉVANGÉLINE

Ensuite elle s’en vient déposer sur la table
Un pot d’étain rempli d’un cidre délectable.
Tandis que le notaire, étalant son papier,
Écrit d’une main prompte, et sans rien oublier
Les noms des contractants, la date et puis leur âge,
La dot qu’Évangéline apporte en mariage
Et tous les divers points sans en oublier un.
Et quand tout fut écrit comme voulait chacun,
Que le sceau de la loi fut mis, brillant et large,
Comme le soleil levant sur le blanc de la marge.
Le vieux fermier tira sa bourse de chamois
Puis offrit au notaire au moins deux ou trois fois
En bel et bon argent le prix de son ouvrage.
Le notaire charmé, forma, selon l’usage,
Des vœux pour le bonheur du couple fiancé ;
Puis il prit sur la table après s’être avancé,
Le large pot d’étain où fermentait la bière,
Remplit, d’un air joyeux, la coupe tout entière,