Page:Loti - Aziyadé.djvu/244

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Nous voulions rentrer par Brousse et Moudania ; l’argent étant venu à manquer, nous retournons à Kara-Moussar, où nos dernières piastres passent à déjeuner. Nous tenons conseil, duquel conseil il résulte que je donne ma chemise à Achmet, qui va la vendre. Cet argent suffit à payer notre retour et nous nous embarquons le cœur léger, et la bourse aussi.

Nous voyons reparaître Stamboul avec joie. Ces quelques journées y ont changé l’aspect de la nature ; de nouvelles plantes ont poussé sur le toit de ma case ; toute une nichée de petits chiens, dernièrement nés sur le seuil de ma porte, commencent à japer et à remuer la queue ; leur maman nous fait grand accueil.


LXV

Aziyadé arriva le soir, me racontant combien elle avait été inquiète, et combien de fois elle avait dit pour moi :

Allah ! Sélamet versen Loti ! (Allah ! protège Loti !)