Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 10.djvu/151

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DISCOURS PRODIGIEUX ET VÉRITABLE
D’UNE FILLE DE CHAMBRE


LAQUELLE A PRODUIT UN MONSTRE
APRÈS AVOIR EU LA COMPAGNIE D’UN SINGE
EN LA VILLE DE MESSINE.

Le texte de cette pièce curieuse est à peu près inconnu.

La Vallière et Brunet se bornent à citer l’édition parisienne de Fleury Bourriquant. L’édition rouennaise dont nous reproduisons le titre ci-contre d’après un exemplaire acquis à la vente Lormier, ne paraît pas avoir été signalée ; mais celle de Paris n’est pas moins rare et toutes deux doivent avoir échappé aux infatigables copistes qui ont réimprimé tant d’histoires prodigieuses au siècle dernier, car la pièce n’est pas de celles qu’ils eussent négligées et pourtant elle manque à leurs collections.

Ouvrons-la. Elle commence par un petit sermon où l’auteur explique à ses lectrices que le pire des péchés est celui de paillardise, mais que celui-là même a ses degrés, et que le plus horrible cas où puisse tomber une créature humaine est la faiblesse amoureuse à l’égard des bêtes brutes.