Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/83

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


jamais gravée aux falaises, car les souverains du Nord avaient donné leur forme aux roches que le ciseau des esclaves a pu entamer mais que le temps ni Dzeus ne détruiront plus.

C’était l’hiver. Les nuits s’enveloppaient de fraîcheur brumeuse. Les jours éthérés persistaient dans l’accablement. Biôn cherchait l’ombre et les sources dans les forêts de mimosas où les lions se retiraient du soleil et dormaient jusqu’au lever du soir. C’était là aussi que vivaient les hommes, barricadés dans leurs cabanes par des palissades de dattiers. Biôn était leur hôte, de nuit en nuit, et les quittait au premier matin.