Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/25

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et de Lannion m’en a fourni une soixantaine, qui sont aujourd’hui déposés à la Bibliothèque nationale, à Paris. Dans la Cornouaille, l’on chante et l’on conte plus que dans le Léon, surtout du côté de Huël-goat, de Collorec, de Plounevez-du-Faou, et j’en ai rapporté quelques contes curieux.

Morlaix possédait un théâtre breton, il n’y a pas encore plus de vingt ans, et, deux fois la semaine, on y jouait, dans la langue du pays, les Quatre fils Aymon, Huon de Bordeaux, Orson et Valentin, Sainte Tryphine, Sainte Geneviève de Brabant, le Purgatoire de Saint Patrice, et plusieurs autres pièces d’un répertoire populaire fort apprécié dans le pays. J’ai assisté plusieurs fois à ces représentations, et j'ai acquis un certain nombre des manuscrits de la troupe morlaisienne. Il est à remarquer qu’ils provenaient tous des Côtes-du-Nord, de Lannion ou de Pluzunet, qui avaient aussi leurs troupes d'acteurs bretons.

Ces trois volumes ne contiennent pas tous les contes inédits que j’ai dans mes cahiers, bien que j’y aie reproduit quelques-uns qui avaient déjà paru dans différents recueils, comme la Revue Celtique et Mélusine. J'avais la matière de cinq volumes, au moins ; mais, l’économie matérielle de la publication m’a forcé