Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/356

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sième fois, au château de la forêt, et il n'était plus aussi triste, cette fois.

— Eh bien! que vous a répondu votre fille cadette ? lui demanda le loup gris.

— Elle a répondu qu'elle consent à vous épouser.

— C'est bien ; mais, il faut alors faire les noces sans perdre de temps.

Les noces furent célébrées huit jours après, et il y eut beaucoup d'invités et de grands festins, et de belles fêtes. Le nouveau marié et son frère étaient à table en loups, ce qui étonna tout le monde, et les sœurs de Cendrillon riaient et plaisantaient sur une union si étrange.

Quand les festins et les fêtes eurent pris fin, le nouveau marié et son frère firent leurs adieux à la société et retournèrent à leur château, au milieu des bois, en emmenant Cendrillon.

Cendrillon était heureuse avec son mari, et tout ce qu'elle désirait, elle l'obtenait de lui. Au bout de deux ou trois mois, le loup gris (car il était toujours loup) lui dit, un jour :

— La noce de votre sœur aînée a lieu demain. Vous y irez, et mon frère et moi nous resterons à la maison. Voici un anneau d'or pour mettre à votre doigt, et vous ne verrez pas son pareil à la fête. Quand vous sentirez qu'il vous piquera légèrement le doigt, vous reviendrez à la maison