Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/103

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— Par là, à travers champs, répondent les enfants.

Et le voilà devenu chien et de courir après le lièvre.

Celui-ci, serré de près, devient pigeon, et s’envole à tire-d’ailes. Le magicien le poursuit encore sous la forme d’un épervier. Ils arrivent ainsi au-dessus de la capitale de l’Espagne. L’épervier allait atteindre le pigeon, quand celui-ci, sous la forme d’un anneau d’or, passa au doigt de la princesse, fille du roi d’Espagne, qui était à sa fenêtre.

Le magicien reprend alors sa forme humaine et se présente au palais, comme médecin, afin de donner ses soins au vieux roi, malade depuis longtemps, et à qui les médecins du pays ne pouvaient rendre la santé. Il trouve remède à son mal, le guérit, et le roi, pour reconnaître ce service, lui dit de demander ce qu’il voudra et il le lui accordera.

— Eh bien ! sire, répond le médecin, je ne demande rien autre chose que l’anneau d’or que votre fille porte à son doigt.

Vous vous contenteriez de si peu ? Demandez-moi de l’or, et je vous en donnerai, à discrétion.

— Je vous le répète, sire, je ne veux que l’anneau d’or de votre fille.

— Eh bien ! vous l’aurez, demain matin.