Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/410

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— Dites-moi en quoi je puis vous être utile.

— Une vieille femme, qui demeure dans ce château, et qui m’a tout l’air d’une sorcière, m’a conduit auprès de ce puits et y a jeté une boule d’argent, en me disant : « Il faut que tu me la rapportes, avant le coucher du soleil, aujourd’hui, ou il n’y a que la mort pour toi ! » Et voici ce qu’elle m’a donné pour dessécher le puits !

Et il montrait sa coquille de patelle.

— N’est-ce que cela ? lui dit la reine des oies ; rassure-toi alors, car ce sera vite fait, comme tu vas le voir.

Et la reine des oies descendit dans le puits, plongea sous l’eau et reparut, un moment après, avec la boule d’argent dans son bec.

— Tiens, dit-elle à Fanch, voilà la boule ; tu peux la porter à la vieille, quand tu voudras ; mais, ne lui dis pas que c’est moi qui te l’ai retirée du puits.

— Merci bien, ô bonne reine, vous m’avez sauvé la vie !

Puis la reine des oies s’éleva dans l’air, et disparut.

Fanch, de son côté, alla trouver h. vieille femme, tout joyeux et tout fier, et lui dit, en lui présentant la boule :

— Tenez, grand’mère, voici votre boule d’argent.