Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/74

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de mauvaise mine, autant que la première était grasse et luisante :

— En voilà une autre, dont tu n’auras pas à t’occuper, en aucune façon.

Puis, lui présentant un trousseau de clefs.

— Voici les clefs de tous les appartements du château. Tu pourras te promener par tout le château et entrer dans toutes les salles et les chambres, excepté une seule, celle qu’ouvre cette clef (et elle lui montra une clef) ; regarde-la bien et malheur à toi, si tu désobéis ou si tu te trompes.

— Fort bien, répondit-il, mais si je n’ai pas autre chose à faire, je m’ennuierai ici, tout seul. Donnez-moi quelque chose pour me divertir et m’aider à passer le temps.

— Que veux-tu que je te donne ?

— Des quilles et une boule d’argent, par exemple.

— Soit ; voilà des quilles et une boule d’argent.

— Merci ! Mais, je voudrais bien avoir encore des quilles et une boule d’or.

— Voilà encore des quilles et une boule d’or ; es-tu content ?

— Oui ; mais, je ferai autre chose que jouer aux quilles, je présume ?

— Que désires-tu encore ?

— Si j’avais un merle d’argent, par exemple.