Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/223

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Et il entra dans le château.

Dans une première salle, il vit une table toute servie. Il avait faim, et il but et mangea, sans que personne vînt le contrarier, ni qu’aucun être vivant se montrât. Au-dessus d’une porte, qui donnait sur cette salle, il lut ces mots :

« C’est dans la quatrième salle qu’est le plus beau trésor : quiconque pénétrera jusque-là et donnera un baiser à la princesse qu’il y verra couchée et endormie sur un lit, possédera le château, avec tout ce qu’il enferme, même la princesse. »

— Voyons, se dit Alanic, si nous pourrons aller jusqu’à cette quatrième salle.

Et il entra dans la seconde salle, où il vit des monceaux de pièces de monnaie d’argent, toutes neuves. Tout était d’argent, dans cette salle, jusqu’aux murs. Il remplit ses poches et songea d’abord à s’enfuir. Mais, il lut au-dessus d’une autre porte ces mots : « Encore plus beau ! » et il entra dans la troisième salle. Là tout était d’or, et il jeta les pièces d’argent qui remplissaient ses poches, et les remplaça par des pièces d’or, puis il songea encore à s’enfuir avec son or. Mais, ses yeux tombèrent sur cette inscription, au-dessus l’une quatrième porte : « Encore plus beau ! » et il se dit :

— Il faut que je voie tout, pendant que j’y suis ; c’est là, sans doute, qu’est la princesse.