Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/297

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Un jour que le roi était à la chasse, une vieille femme arriva dans la cuisine du palais, en disant :

— Hou ! hou ! hou ! comme j’ai froid ! Et elle tremblait, et ses dents claquaient.

— Approchez-vous du feu, grand’mère, lui dit la jeune fille à l’étoile d’argent, qui se trouvait là.

— Ma bénédiction soit sur vous, mon enfant. Dieu, que vous êtes belle ! Ah ! si vous aviez l’Eau qui danse, la Pomme qui chante et l’Oiseau de Vérité, vous n’auriez pas votre pareille sur la terre !

— Oui, grand’mère ; mais, comment avoir ces merveilles-là ?

— Vous avez ici deux frères, qui peuvent vous les procurer.

Puis elle partit, sans rien dire de plus.

La jeune fille ne songeait, depuis ce moment, qu’aux paroles de la vieille femme ; elle ne rêvait que de l’Eau qui danse, de la Pomme qui chante et de l’Oiseau de Vérité, et elle était toute triste.

— Pourquoi es-tu triste ainsi ? lui demandaient ses frères.

— Ce n’est rien, répondait-elle.

— Si ! il y a quelque chose, et il faut que tu nous dises quoi.

— Il est venu une vieille femme se chauffer à la cuisine, et elle m’a dit : « Si vous aviez, mon