Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/35

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II


LE LABOUREUR, LE PRÊTRE ET LE CLERC


OU


LA BOURSE, LA SERVIETTE ET LE MANTEAU
_____



Selaouit holl, mar hoc'h eus c’hoant,
Hag e cleofot eur gaozic koant.
Ha na eûs en-hi netra gaou
Mes, marteze, eur gir pe daou :
Écoutez tous, si vous voulez,
Et vous entendrez un joli petit conte,
Dans lequel il n’y a pas de mensonge,
Si ce n’est peut-être un mot ou deux.



IL y avait une fois un vieux paysan Breton, qui avait trois fils. Il avait fait un prêtre de l’aîné, un cultivateur du second, et le troisième était clerc. A son lit de mort, il les appela près de lui et leur parla de la sorte :

« — Mes chers enfants, Dieu m’appelle, mon heure est venue et je vais vous quitter. Je ne suis