Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/361

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Mais, la princesse descendit rapidement de son siège, et lui prenant le bras :

— N’allez pas plus loin, vous dis-je, et fermez votre sac !

Tout le monde était saisi d’étonnement. Le roi lui-même comprit qu’il était prudent de ne pas aller jusqu’au fond du sac, et il dit à Petit-Jean :

— Obéissez à la princesse. — Puis, se tournant vers Fanch de Kerbrinic : — Seigneur de Kerbrinic, vous êtes l’homme le plus spirituel et le plus savant de mon royaume ; je suis enchanté de vous avoir pour gendre, et les noces seront célébrées dans la quinzaine, avec toute la pompe et la solennité possibles. Mais, faites-nous encore le plaisir de donner ici, devant toute ma maison, l’explication de votre énigme, qui est la plus merveilleuse qu’on ait jamais entendue.

— Volontiers, beau-père, répondit Kerbrinic. Et il expliqua encore son énigme, ou plutôt il la fit réciter et expliquer par Petit-Jean, aux applaudissements de toute l’assemblée.

On envoya, dès le lendemain, un beau carrosse tout doré quérir la dame de Kerbrinic, à son vieux manoir de Kerbrinic, et les noces furent célébrées, tôt après. Ce furent des fêtes, des jeux et des festins continuels, pendant huit jours et davantage.