Page:Luzel - Gwerziou Breiz-Izel vol 1 1868.djvu/41

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  Jamais plus je ne m’en relèverai,
Si ce n’est une fois, pour prendre mon suaire ! —

  — Mon fils, ne pleurez pas de la sorte,
Tous les malades ne meurent point. —

  — Quand je suis entré dans le bois,
J’ai rencontré une fée ;

  Et elle m’a dit
Qu’il faudrait la prendre (l’épouser)
 
  Ou rester sept ans sur mon lit,
Ou encore mourir dans trois jours :
 
  Ma femme est bien jeune
Pour rester sept ans en peine !

  Ma pauvre mère, si vous m’aimez,
Vous n’avouerez pas à ma femme. —


III

  La jeune comtesse demandait
Uu jour à sa mère :

  — Qu’y a-t-il de nouveau dans cette maison,
Pour que les servantes pleurent de la sorte ? —

  — Elles ont été faire la lessive,
Et elles ont perdu un drap de toile fine. —
 
  — Dites-leur de ne pas pleurer,
On trouvera des draps à souhait ;

  J’ai de l’or, j’ai de l’argent,
Et j’aurai des draps quand je voudrai :
 
  Le seigneur comte est plein de bonté,
Je lui parlerai avec douceur. —

  La jeune comtesse demandait
Encore à sa mère, ce jour-là :

  — Qu’y a-t-il de nouveau dans cette maison,
Pour que les domestiques pleurent de la sorte ? —

  — Le plus beau cheval qu’il y eut à la maison
S’est cassé le cou, aujourd’hui. —

  — Dites-leur de ne pas pleurer,
On trouvera des chevaux à souhait :

  J’ai de l’or et j’ai de l’argent,
Et j’aurai des chevaux quand je voudrai ;
 
  Le seigneur comte est plein de bonté,
Je lui parlerai avec douceur. —

  La jeune comtesse demandait
Encore à sa belle-mère, ce jour-là :