Page:Luzel - Gwerziou Breiz-Izel vol 2 1874.djvu/236

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 221 —


  C’est pour vous avoir touché et aimé,
Cadet de Lesmeur, vous le savez bien.

  — Tenez, Claudine, prenez cent écus,
Pour le nourrir, quand il sera né :

  Tenez, Claudine, prenez cent écus de plus
Pour lui avoir une lisière ;

  Pour lui avoir une lisière ;
Je donnerai un berceau et un tapis blanc.

  — Et quand j’aurais douze enfants,
Tous à l’aventure, (enfants naturels),

  Je les habillerais tous de satin blanc.
Et les enverrais à l’école en groupe ;

  J’ai trois frères au service du roi,
Et ils auront leur congé sans tarder ;

  Et alors je serai épousée,
Ou le Cadet de Lesmeur sera décapité.

III

  Dix-huit Cabon et une bonne Cabonne
Ils étaient allant à Léon (St-Pol de) en une bande ;

  Il n’y en avait aucun qui, pour le moins,
N’eût cinq mille écus de rente.

  Le Cadet de Lesmeur disait,
Assis dans la prison de Léon :

  — Faites rôtir un Cabon,
Assez de Cabons sont dans ce pays !

  Louis Cabon répondit
Au cadet de Lesmeur, quand il l’entendit :

  — Bien que nous soyons nommés Cabon,
Nous ne méritons pas d’être rôtis ;

  Bien que Cabon, nous ne sommes pas des poules,
Et nous ne serons pas rôtis à la broche.

  Le cadet de Lesmeur disait,
Assis dans la prison de Léon :