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LA MORT DU ROITELET
(BERCEUSE)
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   L’autre jour, j’étais allé me promener,
(Et) J’avais pris un roitelet.

   Quand il fut pris, il était pris, (de bonne prise,)
Il fut mis a l’étable pour engraisser.

   Étant engraissé, il était engraissé,
On chercha boucher pour le tuer.

   Le boucher et ses valets,
Tous criaient à tue-tête ;

   Ils ne pouvaient le retenir,
Quand il vit venir l’homme au couteau.

   Quatre charrettes, charrettes ferrées,
Sont allées porter ses plumes à Nantes ;

   Et encore en est-il resté à la maison,
De quoi accoutrer quatre beaux lits.

   En revenant de là (de Nantes) à la maison,
Je vis beau jeu (merveille :)

   Je vis les cousins (moucherons) qui battaient,
Et les mouches qui enlevaient la paille ;

   Le chat faisait le tour de l’aire,
(Ayant) dix-huit souris à ses trousses ;

   Dix-huit souris et un rat ;
Ils auront bientôt la vie du chat.

   Dormez là, mon fils chéri,
Jusqu’à ce que le soleil soit au sommet des arbres.


Chanté par Marie Clech, à Loguivy-Plougras
— le 11 novembre 1863.
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