Page:Luzel - Soniou Breiz Izel vol 2 1890.djvu/29

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   Laisser sa femme au lit,
Jusqu’à ce que le soleil soit à la cime des arbres ;

   Et, s’il n’est temps de se lever alors,
Jusqu’à ce que la bouillie soit sur le trépied.

   Je n’estime rien un ménage,
S’il n’y a dedans douze vaches à lait ;

   S’il n’y a dedans douze vaches à lait,
Petite servante pour les mener dehors ;

   Petite servante pour les mener dehors,
Et pour faire des cailles avec le lait :

   Un jeune vacher, mignon et leste,
Pour aider à les mener ou à les aller prendre ;

   Le mari buvant bouteille,
La femme à la maison faisant bonne chère ;

   La femme à la maison faisant bonne chère ;
Voila un ménage commme il faut.


Chanté par Marie-Yvonne le Maillot, de
Plouguiel. — 25 décembre 1863.
__________


LE MARI COMME IL N’Y EN A PAS
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Moi, j’ai eu un époux,
___Ma commère,
Moi, j’ai eu un époux,
Et ai, grâce à lui, mes aises.

   Il se lève avant le jour,
Et me laisse dans mon lit ;

   C’est lui qui berce l’enfant,
Et qui le couche en son berceau ;

   Qui souffle le feu et taille la soupe ;
Encore, quand je me lève, suis-je de méchante humeur.