Page:Luzel - Soniou Breiz Izel vol 2 1890.djvu/47

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   Entre nous, hommes, (une fois) mariés,
Nous ne sommes plus aimés,
Dans les pardons, par les filles.
S’il n’y a désir (de mariage),
On ne dira mot (d’amour):
— Tu es hors de service, va-t-en chez toi, vieil avare,
Va-t-en chez toi bercer :
Odeur de pot à bouillie sentent tes habits !

   Entre vous, femmes, (une fois) mariées,
Vous n’êtes plus recherchées,
Dans les pardons, par les hommes,
A cause de la pâleur
Que vous avez à la tempe ;
Elle est cause que vous n’aurez plus de noix,
Dans les pardons,
Ni personne pour vous mener aux ébats,

   Entre nous, jeunes gens,
Nous avons plus de distractions :
Dans les pardons divertissants,
Nous pouvons quelquefois
Boire des gouttes, aussi fumer,
Danser et faire des ébats,
Et nous divertir,
Caresser la fille de sa mère et nous gaudir d’elle.

   Chantera de haut Duparc, Mr de Vir de roa [1]
Allons au service du Roi.
Durant notre vie,
Si nous voulons laisser (de côté) les filles,
Nous passer de nous marier,
Nous serons des gars sans souci,
Car ce sont les filles qui sont cause de tous nos ennuis.


Chanté par Guillaume Terco de la commune de Pédernec.
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Cette pièce ne semble pas destinée à être chantée ; la métrique en est fort variée et irrégulière.

  1. De Villeroy ? — ou bien, « pour servir le roi, » hémistiche français dont le vers suivant serait la traduction bretonne. On pourrait peut-être rétablir ainsi le refrain français.

    ______ Chantons haut notre départ pour servir le roi.