Page:Luzel - Soniou Breiz Izel vol 2 1890.djvu/69

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



II

   Madame de Kerjean disait
A sa petite servante, un jour fut :

   — Il y a déjà quatorze mois
Qu’est allé le seigneur à Paris.

   Avant qu’il arrive à la maison,
Il sera sûr d’un héritier :

   (D’un héritier) à cheveux blonds, à l’œil bleu,
François Simon est son père.

III

   Madame de Kerjean disait
A sa petite servante, un jour fut :

   — Va au moulin, et dépêche-toi,
Et dis à François Simon ;

   Et dis à François Simon
De venir parler à madame.

   La petite servante disait.
Au moulin quand elle arrivait :

   — Il vous est dit, François Simon,
De venir parler à madame.

   — Je ne peux y aller maintenant,
Mon moulin est en train de moudre ;

   Mon moulin est en train de moudre,
Il va bientôt manquer d’aliment.

   La petite servante disait,
A la maison, à la dame, quand elle arrivait :

   — Il ne peut venir, du moins maintenant,
Son moulin est en train de moudre ;

   Son moulin est en train de moudre,
Il va bientôt manquer d’aliment

   — Vas au moulin, et dépèche-toi,
Et dis à François Simon

   De laisser son moulin tourner,
S’il détraque, on le dédommagera.

   La petite servante disait
Au moulin quand elle arrivait :