Page:Luzel - Soniou Breiz Izel vol 2 1890.djvu/93

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   — En vérité, ma commère, je me remarierais bien,
Si j’en trouvais un qui le valût (le défunt) ;
Si j’en trouvais un qui le valût ;
Mais, hèlas ! ma commère, hélas ! je n’en trouverai pas.

   — En vérité, ma commère, s’il n’était que bon,
Je vous en trouverai un (autre) qui le vaudra bien :
Le tabac, le jeu, ce n’est pas son affaire ;
Un liard, durant l’année, il ne dépense (inutilement.)

   — En vérité, ma commère, si ce que vous dites est vrai,
C’est là le vrai portrait de mon premier mari ;
C’est là le vrai portrait de mon premier mari ;
Dites-lui de venir me voir, il ne sera pas éconduit.

   Le galant est venu voir la veuve ;
— Bonjour à vous, mon serviteur ! — A vous également, ma maîtresse.
— Aujourd’hui, ce n’est pas la mode, parmi les veuves,
De rester longtemps à se faire faire la cour ; pour moi, je ne le ferai pas.

   Dites-moi, jeune homme, si je suis à votre gré,
Car vous êtes au mien, je le signerais de mon sang !
L’homme lui dit qu’il est content,
Et ils conviennent d’un jour excellent.

   Et ils conviennent d’un jour excellent.
(Devant) parents et amis, car tous étaient contents.
Ils se rendent à l’église, le mariage est fait,
Et le jour est fixé pour les noces...

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