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les farfadets


à chaque printemps, les hirondelles…
Elles vont toujours, fauchant le bleu à grands coups d’ailes.

Jusqu’à ce qu’elles aperçoivent des tours en porcelaine et des minarets blancs.

Alors les chères petites descendent au milieu d’oasis parfumées, où vivent dans le regret du passé les génies protecteurs du pays d’Armor.

Et, les régalant d’une aubade joyeuse, ces gentils messagers leur donnent le salut de la prime patrie.

Puis, au printemps, elles reviennent vers nos grèves, nous rapportant sur leurs ailes rapides le souvenir des bons Korrigans, les rayons du soleil et le parfum des roses.


Mélandri