Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 15.djvu/412

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portions de cette Barégine, on reconnaît que ce n’est point une matière organique simple, homogène, mais bien un agglomérat (fig. 2, 3 et 4) composé des parties suivantes : 1° une large base, sorte de gangue muqueuse chaotique, formée d’une grande quantité de particules puncti-granuliformes, organiques, transparentes, sans couleur et sans mouvements monadaires[1] : particules dues sans doute à des sporules rudimentaires avortées, et, bien plus, à de nombreux débris ou détriments d’organisations végétales et animales qui ont précédé ; 2° un nombre assez considérable de sporules globuleuses ou ovoïdes, excessivement petites, enveloppées dans le mucus inorganisé de la gangue, qui leur sert en même temps d’habitation et de nourriture, et dont quelques-unes sont dans un état de germination filamenteuse plus ou moins avancée. Ces filaments, encore très-courts, d’une ténuité extrême, assez difficiles à bien voir sous le microscope, sont blancs, transparents, non rameux : ils annoncent le début d’une végétation confervoïdè, sans doute bien connue, et sans doute aussi le commencement de ces longs filaments blancs[2] que M. Longchamp, qui les a vus flottants dans l’eau des bains, compare à de la filasse, et qui plus tard, dans certaines conditions favorables à cette végétation, verdissent et forment alors, suivant son expression,

  1. Ces particules organiques conservées dans l’alcool peuvent avoir perdu le mouvement dont, peut-être, elles jouissaient avant d’être plongées dans ce menstrue.
  2. Conserva alba, de Vandelli ? Tractarus de thermis agri Palavini, 1761.