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DE CHIMIE ORGANIQUE.

On voit que ma nouvelle analyse s’accorde aussi bien avec le calcul, qu’une analyse quelconque puisse le faire.

Je ne puis m’expliquer les différences qui existent entre ce résultat et celui de M. Liebig. Peut-être la liqueur des Hollandais est-elle quelquefois accompagnée d’une autre substance ; mais la constance du point d’ébullition de la mienne pendant toute la durée de sa distillation me porte à croire qu’elle ne renfermait rien d’étranger.

En attendant, je puis admettre que la liqueur que j’ai analysée renferme le chlore et l’hydrogène bicarboné à volumes égaux, et je puis partir de là pour étudier une réaction fort nette qui rentre dans la règle que je viens d’établir. On sait que le chlore, en agissant sur elle à la lumière solaire, produit un chlorure de carbone, absolument exempt d’hydrogène. Il doit donc se former quatre volumes d’acide hydrochlorique, tandis que deux volumes de chlore rentreront dans le composé produit. Ainsi, d’après la règle, il se formera un chlorure de carbone, renfermant deux volumes de carbone et trois volumes de chlore. Or, c’est là précisément le chlorure que M. Faraday a obtenu.

4° Les chimistes savent que l’acide hydrocyanique, en passant à l’état d’acide chlorocyanique, perd un volume d’hydrogène et gagne précisément un volume de chlore.

Il n’est pas facile de multiplier ces exemples, même en se mettant en dehors de l’alcool, en sorte que, pour montrer que cette loi mérite quelque confiance, je crois devoir l’appuyer des faits suivants, qui sont bien constatés.

5° L’huile d’amandes amères, débarrassée d’acide hydrocyanique, se change à l’air en acide benzoïque. Elle perd dans

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