Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 15.djvu/72

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Si à présent je compare le verticille, tel qu’il est, des écailles, nectaires ou disques placés entre les pétales et les étamines des Reseda Phyteuma ou odorata avec le même verticille dans le Reseda alba, je dirai que, chez les premiers, le verticille dont il s’agit est réellement complet et composé de six écailles dans cinq ou du moins quelques-unes desquelles le limbe est avorté, et que, chez le Reseda alba, quatre écailles sont entièrement avortées et une seule développée d’une manière parfaite.

Je croirais superflu de m’étendre sur les descriptions plus ou moins vagues, plus ou moins superficielles, qui ont été faites du support des Reseda[1] ; mais il est une objection qui pourrait être faite, et que je dois prévenir. Si la couche intérieure du godet central est réellement formée, peut-on me dire, de la base soudée des filaments, comment se fait-il que ces filaments soient articulés à l’endroit où cette soudure cesserait, et qui semble être le point où l’étamine commence ? Mais il est telles plantes où des étamines parfaitement libres ont cependant une articulation dans la longueur de leurs filets : que ces filets se soudent jusqu’à l’articulation, et alors on verra ce qui a lieu dans l’androphore soudé du Reseda Phyteuma.

Le godet formé par les étamines n’est pas aussi creux dans

  1. « Souvent, dit M. Dunal, dans son important ouvrage sur les organes de la fleur, p. 98, le développement du pédoncule a été confondu avec le disque inférieur glanduleux, surtout quand celui-ci le recouvre ou s’élève de sa surface. » C’est ce qui est arrivé pour le Reseda, et de plus on y a confondu encore la base soudée des étamines.