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histoire de l’académie,

la pression de cette soupape. Et ce serait inutilement qu’il augmenterait cette pression, puisque la soupape à laquelle il ne peut atteindre ouvrirait passage à la vapeur, à une limite inférieure.

» 2.° On propose d’éprouver, au moyen de la presse hydraulique, la force de toutes les chaudières, en faisant supporter à ces chaudières une pression quatre à cinq fois plus grande que celle à laquelle elles sont soumises dans le jeu ordinaire de la machine. On se bornera à cette épreuve, tant que la pression sera comprise entre deux et quatre atmosphères ; au-delà de ce terme, le rapport de fa pression d’épreuve à la pression ordinaire sera le même que le rapport de cette dernière pression à celle de l’atmosphère.

» 3.° Nous proposons que chaque fabricant de machines à vapeur soit tenu de faire connaître ses moyens d’épreuve et tout ce qui peut garantir la solidité et la sûreté de sa machine, sur-tout de la chaudière et de ses appendices. Le fabricant doit faire connaître à l’autorité, ainsi qu’au public, la pression ordinaire à laquelle doivent jouer ses machines, cette pression étant évaluée en unités d’atmosphère ou en kilogrammes par centimètre carré de surface exposée à la pression de la vapeur.

» Aux précautions que nous venons d’indiquer, l’Académie a jugé convenable d’en ajouter une dernière dont le but est d’écarter des propriétaires voisins jusqu’à l’apparence du danger.

» Ce moyen consiste à entourer d’un mur d’enceinte les chaudières de machines à vapeur qui se trouvent à proximité de quelque habitation, dans le cas où ces machines seraient d’une force suffisante pour qu’une explosion pût renverser le mur mitoyen qui sert de limite à cette habitation et à l’établissement où se trouve la machine à vapeur.

» L’Académie a pensé qu’on pouvait, dans tous les cas,