Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 5.djvu/825

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
283
partie mathématique.

courant électrique, dans un circuit métallique fermé, par l’influence d’un conducteur voltaïque placé très-près de ce circuit, mais sans communication avec lui ; l’autre par laquelle il a constaté que non-seulement un conducteur circulaire formant une circonférence entière n’a aucune action pour faire tourner autour de son axe un conducteur fermé d’une forme quelconque, mais que la même propriété se retrouve dans un conducteur plié en arc de cercle, que soit le nombre des degrés de cet arc.

L’auteur examine ensuite dans ce mémoire toutes les circonstances du mouvement que produiraient sur des conducteurs, soit horizontaux, soit verticaux, des courans électriques situés dans le globe de la terre, allant de l’est à l’ouest, et d’autant plus intenses qu’ils seraient plus près de l’équateur magnétique, qu’on doit alors considérer comme une direction moyenne entre tous ces courans. Les résultats qu’il obtient sont conformes à ceux des nombreuses expériences qui ont été faites, les unes par lui, les autres par M. M. de la Rive, et qui ont pour objet de montrer l’action que la terre exerce sur les conducteurs voltaïques mobiles.

C’est ainsi que l’auteur de ces quatre mémoires a complété la théorie de l’action qu’il avait découverte entre deux conducteurs, et de l’action, qu’il a aussi observée le premier, entre le globe terrestre et un conducteur.

En effet, 1.° il a déterminé l’expression de la force élémentaire, et il suffit d’effectuer l’intégration dans chaque cas, d’après les circonstances qui le particularisent, pour avoir la valeur de l’action qu’exercent, dans ce cas, l’un sur l’autre deux conducteurs de forme quelconque.

2.° Il a montré que le globe terrestre agit sur un fil conducteur précisément comme le ferait un système, de courans électriques disposés ainsi que nous l’avons dit plus haut.

Comme on ne peut savoir directement la loi suivant