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l’attraction ou répulsion des sphères et des lois de l’équilibre ou du mouvement des fluides aériformes. Le livre XIII, qui vient d’être publié, a pour objet une des questions les plus importantes et les plus difficiles de l’astronomie physique, celle des oscillations des fluides qui recouvrent les planètes. Le chapitre premier contient un exposé rapide des vues principales et des découvertes des géomètres survie flux et le reflux de la mer, depuis Newton jusqu’à M. de La Place.

L’origine de cette théorie serait fort ancienne, si elle remontait aux temps où l’on a commencé à entrevoir que les mouvements périodiques de l’Océan sont dus à l’action de la lune et du soleil. Mais le point capital de cette question consistait à reconnaître distinctement les rapports multipliés de l’oscillation des eaux avec le cours des deux astres. Newton discerna, avec une pénétration admirable, les caractères généraux de ces grands phénomènes et en assigna les véritables causes, qui sont l’action attractive de la lune et celle du soleil. Il expliqua ainsi les variations périodiques des hauteurs des marées et des intervalles de leurs retours. À la vérité plusieurs de ces explications sont incomplètes, quelques-unes même inexactes, mais les conséquences générales sont incontestables et dès-lors la théorie était fondée. On trouvera dans le livre que nous citons, l’exposé succinct des travaux ultérieurs de Daniel Bernoulli, Maclaurin, Euler et D’Alembert et la notice des principales recherches de l’auteur de la Mécanique céleste. Aucune branche de l’histoire des sciences n’offre plus d’intérêt que ce tableau des progrès de l’analyse mathématique dans une des plus grandes questions de la philosophie naturelle. Il’appartient surtout aux inven-