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MÉMOIRE
Sur la Théorie du magnétisme en mouvement ;
Par M. POISSON.
Lu à l’Académie des Sciences, le 10 juillet 1826.
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Dans les deux Mémoires que j’ai lus précédemment à l’Académie, j’ai considéré l’action des corps aimantés par influence, lorsque les fluides boréal et austral sont parvenus, dans leur intérieur à l’état d’équilibre. Je me propose maintenant d’étendre au cas du mouvement, la théorie que j’ai exposée en détail dans le premier de ces Mémoires ; théorie qui attribue les phénomènes magnétiques à deux fluides impondérables, contenus l’un et l’autre en égale quantité dans les corps susceptibles d’aimantation, dont les particules n’éprouvent jamais que de très-petits déplacements et sont soumises à une action mutuelle en raison inverse du carré des distances répulsive entre celles d’un même fluide, et attractive entre les molécules de l’un des fluides et celles de l’autre.

Coulomb avait pensé que tous les corps peuvent donner des signes d’aimantation, et que cette propriété ne provenait pas d’une petite proportion de fer qui entrerait dans leur