Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/133

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Mémoire

Ces causes sont de trois sortes. Les unes résident dans l’état sous lequel on présente réciproquement l’un à l’autre, l’alcool et l’acide muriatique ; les autres, dans la manière de diriger le feu ; et d’autres encore, dans l’état qu’est susceptible d’affecter l’éther muriatique.

1°. En effet, si l’on fait rencontrer l’alcool et l’acide muriatique sous la forme de gaz, ils ne font que se mêler, leur élasticité ne pouvant être vaincue par leur réaction. Aussi, par le procédé de Beaumé, qui est presque semblable à celui-ci, n’obtient-on jamais que des traces d’éther.

2°. Si au lieu de mettre ces corps en contact à l’état gazeux, on les mêle ensemble à l’état liquide, et qu’on en soumette le mélange à une chaleur vive, la prompte raréfaction qu’ils éprouvent, s’oppose encore aux nouvelles combinaisons qu’ils pourroient former ; et cependant, si au contraire le degré de chaleur auquel on les expose est foible, ils restent également mêlés sans s’éthérifier. Ce n’est qu’en gardant un juste milieu qu’on réussit dans cette opération.

Voilà pourquoi on ne forme que très-peu d’éther, soit en faisant bouillir brusquement