Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/143

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Mémoire

obtiendra probablement toute la quantité d’acide muriatique qui aura disparu dans l’expérience d’où on l’aura retiré. Il étoit donc de la plus grande importance d’opérer cette décomposition en vaisseaux clos. Après plusieurs essais, voici comme je m’y suis pris pour la faire. Je pris un tube de verre de près de deux centimètres de diamètre, de 7 à 8 décimètres de longueur, courbé à angle droit à ses deux bouts, et luté presque jusqu’à ses courbures. Je le fis passer à travers un fourneau d’environ 4 décimètres de diamètre, dont j’avois relevé la grille de manière qu’il y avoit à peine 25 millimètres entre cette grille et une barre plate de fer qui soutenoit le tube, pour qu’il ne s’affaissât point dans le cours de l’opération. J’adaptai la branche la plus courte de ce tube à l’une des tubulures d’un flacon d’une capacité de trois litres au moins, dans lequel je mis environ 1500 grammes d’eau ; à la seconde tubulure, j’ajustai un tube droit de sûreté, et à la troisième, un tube à boule ou de Welter plongeant, par l’une de ses branches, dans l’eau du flacon, et communiquant par l’autre avec une cornue tubulée d’environ deux litres, bien assise à feu nu sur un petit fourneau par le moyen de gros fil de fer ; d’une autre part, je