Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/158

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sur les éthers.

supérieure à celle de l’eau bouillante. L’appareil que j’ai employé consistoit en une cornue tubulée bien assise, à feu nud, dans un fourneau, sur un grillage de fil de fer, adaptée à un matras à long col et tubulé, lequel étoit exposé à un froid de 10 degrés, et portoit un tube à boule qui s’engageoit sous des flacons pleins d’eau à 40 et quelques degrés. Après avoir introduit le mélange dans la cornue, et avoir assujetti et luté parfaitement les bouchons des vases, j’ai échauffé graduellement la liqueur ; je l’ai portée jusqu’à l’ébullition, et j’ai entretenu le feu jusqu’à ce que tout l’alcool que j’avois employé fût à-peu-près distillé. Voici ce que j’ai observé : il ne s’est dégagé dans toute l’opération que de l’air atmosphérique ; il est resté dans la cornue une masse jaunâtre, dure, presqu’entièrement soluble dans l’eau, d’une saveur insupportable et qui n’étoit autre chose que du muriate d’étain très-oxidé dont une petite portion d’oxide s’étoit précipitée. Enfin il s’est condensé dans le récipient un liquide composé de deux couches dont l’une inférieure, très-petite, étoit évidemment du muriate d’étain très-oxidé, et dont l’autre, supérieure, assez épaisse, présentoit les propriétés suivantes. Elle avoit une odeur éthérée et en même tems