Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/167

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Mémoire

on peut la précipiter par l’eau. C’est également avec l’alcool, l’acide muriatique, etc., que se trouve la matière qu’on charbonne facilement.

Je n’ai encore que très-peu de notions sur celle-ci. Tout ce que je puis dire, c’est qu’il m’a paru qu’il s’en formoit peu. Seroit-elle analogue à celle qui se produit dans la réaction de l’acide nitrique sur l’alcool et sur plusieurs autres matières végétales, notamment sur le sucre ? c’est probable.

J’ai des notions bien plus précises sur la matière huileuse. Elle est blanche ; elle a une saveur fraîche et analogue à celle de la menthe, et une odeur toute particulière qui n’est point éthérée ; elle est plus pesante et cependant plus volatile que l’eau ; elle s’y dissout en petite quantité ; elle est très-soluble dans l’alcool, et l’eau peut l’en précipiter ; elle passe à la distillation avec l’alcool, et forme ce qui a été pris quelquefois pour de l’éther muriatique ; il s’en forme une grande quantité dans le traitement de l’alcool par l’acide muriatique oxigéné : on en obtient 50 grammes de 500 d’alcool, et encore tout l’alcool à beaucoup près n’est-il pas décomposé.

Il résulte de toutes ces expériences, 1°. que l’acide muriatique oxigéné ne peut point former